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Linda Maria Baros : la poésie volcanique

[Marathon de la poésie. Institutul Cultural Român din Paris. 2021] 

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     Cheveux de feu, voix puissante, un français modulé par des « r » vibrants et retentissants, mais ferme et maîtrisé lorsqu’elle déclame avec force les métaphores saisissantes d’un poème, qui semble l’habiter. La main droite qui tient le recueil intitulé "La Nageuse désossée", dont elle récite ces vers, semble reproduire l’illustration de la couverture : l’image d’une énorme griffe en argent, qui recouvre son doigt, se double ainsi dans les deux plans, celui de la réalité et celui du texte, me donnant l’impression d’assister, par un jeu de miroirs métalittéraire, à la lecture d’une autobiographie poétique.

     Il s’agit là de la première image que j’ai gardée de Linda Maria Baros, dont ma rétine s’est imprégnée et qui s’est répétée, avec de légères modulations, à chaque nouvelle rencontre avec cette poétesse franco-roumaine. Linda Maria Baros m’a semblé à chaque fois la même, car son monde littéraire et sa « marque de fabrique » identitaire et littéraire sont si uniques et si singulières, et à la fois toujours différente, car variés, riches et innombrables sont les contextes et ses présences dans le monde littéraire franco-roumain.  

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Pour son travail de traductrice

  1. 2001. Prix de l’Académie Internationale "Mihai Eminescu" (Roumanie) pour la traduction du recueil "Éloge pour une cuisine de province" de Guy Goffette  

  2. 2001. Prix "Les Plumes de l’Axe" (France) pour la traduction des recueils "Je voudrais pas crever" de Boris Vian, Un certain Plume d’Henri Michaux et "Une vision des sentiments" de Nichita Stănescu en français et, respectivement, en roumain

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Pour sa création poétique

  1. 2004. "Prix de la Vocation" - Prix de poésie accordé par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour "Le Livre de signes et d’ombres"

  2. 2006. "Prix de poésie" du Festival "Antares" pour "Casa din lame de ras" (La Maison en lames de rasoir), Editura Cartea Româneasca

  3. 2006. Prix "Guillaume Apollinaire" pour "La Maison en lames de rasoir" 

  4. 2013. Le grand prix de poésie "Nichita Stănescu" du "Printemps européen des poètes" - Union des écrivains de la République de Moldavie

  5. 2021. "Grand Prix de Poésie" de la Société des Gens de Lettres, "Prix international francophone du Festival de la poésie de Montréal" et "Prix Rimbaud" de la Maison de Poésie de Paris pour "La Nageuse désossée, légendes métropolitaines"

 

     Parmi ces gestes de reconnaissance du milieu littéraire, le prestigieux Prix Apollinaire a été pour Linda Maria Baros un véritable détonateur dans sa carrière poétique. Considéré comme le Goncourt de la poésie, ce prix a été décerné depuis 1941 à des poètes reconnus tels que Hervé Bazin, Robert Sabatier, Léopold Sédar Senghor, Bernard Noël, Jean-Claude Renard, Vénus Khoury-Ghata, Gaston Miron, Valérie Rouzeau. Linda Maria Baros est la plus jeune lauréate et la quatrième femme, parmi les 10 ayant reçu à ce jour cette distinction.

     La poétesse franco-roumaine incarne une présence forte et dynamique sur la scène littéraire parisienne aussi bien au niveau créatif qu’institutionnel. Linda Maria Baros est actuellement membre de l'Académie Mallarmé et du comité international du Festival des "Voix de la Méditerranée", membre du jury et secrétaire générale du Prix "Guillaume Apollinaire", directrice du "Festival franco-anglais de poésie" (Paris), présidente du Pen Club Français et, depuis 2024, directrice du célèbre "Printemps des Poètes" qui tous les mois de mars organise des centaines d’événements poétiques réunissant des poètes des quatre coins du monde. En tant que responsable de cette manifestation poétique de grande envergure, Linda Maria Baros coordonne le choix du thème, le dialogue avec les partenaires (libraires, éditeurs, bibliothèques, etc.), impulse des actions afin d’élargir la visibilité et la diversité de la poésie, avec pour ambition symbolique d’« exposer une poésie contemporaine bouillonnante d’imaginaire ». Mais c’est surtout sur le plan de la création que sa présence se détache par sa singularité : une poésie vibrante et volcanique par son langage et ses images puissantes, une poésie investie d’une énergie créatrice foisonnante.

     Son installation en France à dix-neuf ans, après des études alternant entre l'École centrale de Bucarest et le Lycée Duruy du 7e arrondissement parisien, marque un tournant déterminant dans une envie de poésie qui s’était manifestée avec force chez Linda Maria Baros dès l’adolescence. Elle suit l’intégralité de son parcours universitaire à La Sorbonne (ancienne Paris IV) dans le département de Littérature comparée, où, en 2012, elle décroche son titre de docteur « avec félicitations du jury » pour une thèse intitulée "Le Mythe de la métamorphose érotique". Au cours de sa carrière de recherche en littérature, elle a étudié les mythes, les rituels, les symboles, les archétypes et les métamorphoses, tout en abordant également d'autres thématiques. Jusqu’à présent son attention s’est portée sur les productions d’un large spectre littéraire, allant des auteurs plus classiques français de la Modernité tels que Henri Michaux, Paul Verlaine, Jean Cocteau, ou bien Ilarie Voronca, Vasile Voiculescu pour la Roumanie, jusqu’aux plus contemporains dont on citera parmi d’autres Georges Perros, Jean Ristat, Jean-René Ladmiral, Laurent Gaudé, ou encore Marta Petreu et Floarea ÈšuÈ›uianu.

    Comme nous pouvons le constater tout au long de cette courte présentation, il est impossible de trouver chez cette “poétesse bicéphale”, comme elle aime à se présenter, un champ d’activité littéraire où la Roumanie serait absente. Mais je vais m’attarder ici sur trois aspects, à mes yeux essentiels. Le premier concerne cette responsabilité, souvent diffuse au niveau conscient mais bien présente implicitement chez nous, les immigrants. Au-delà d’une meilleure aisance économique, modeste au début de l’époque post-décembriste, il s’agissait aussi d’un attrait : explorer une culture, un mode de vie, une modernité, une profession, dont nous imaginions les qualités et les bénéfices, et que nous voulions connaître de première main…nous en imprégner, nous l’approprier et poursuivre cette exploration pour, en fin de compte, persévérer dans notre être, comme le disait Spinoza. Cet attrait a été encore plus clair pour les intellectuels roumains du XXe siècle, dont la culture française et les opportunités dans ce milieu étaient un idéal et une promesse. Pour certains cette connaissance du nouveau devait de traduire aussi par son exportation et implantation dans son pays d’origine : faire profiter leur pays du fruit de cet enrichissement personnel en contact avec la beauté d’une altérité culturelle. Dans en sens, Linda Maria Baros a réalisé certains projets inspirés des pratiques culturelles françaises, comme la création et l’organisation depuis 2005 en Roumanie (et ensuite en Moldavie) du festival "Primăvara PoeÈ›ilor", inspiré de la célèbre manifestation de poésie francophone "Le Printemps des Poètes". Le festival se déroule tout au long d’une semaine à Bucarest et dans une cinquantaine d’autres villes roumaines et compte plus de 300 invités - poètes, critiques littéraires, chanteurs, peintres, acteurs. De multiples activités y ont été associées comme la bibliothèque numérique du festival intitulée "Poetarium", qui réunit les textes et les biobibliographies des participants, la revue de poésie "VERSUs/m", ou bien les programmes de promotion de la poésie française en Roumanie, « Les Belles Françaises », et celui de promotion de la poésie roumaine à l’étranger, "Zoom-Roumanie ! J’aime la poésie."

     Le deuxième aspect lié à la relation de Linda Maria Baros avec la Roumanie concerne la traduction, ce champ hybride entre deux langues où la poétesse a investi ses qualités de traductrice appartenant aux deux mondes. Elle a ainsi fait connaître en France les œuvres qu’elle a traduites des poètes Floarea ÈšuÈ›uianu, Marta Petreu, Magda Cârneci, Angela Marinescu, Nora Iuga, Crudu Dumitru, Mircea Bârsilă, Lucian Blaga, Ioan Es. Pop et à plusieurs reprises l’œuvre de Nichita Stănescu, la plupart de ces publications étant en version bilingue. Elle a également publié des "Dossiers de poésie roumaine" dans des revues françaises (La Traductière), belges (Le Journal des Poètes), espagnoles (Álora, la bien cercada), italiennes (Formafluens). Dans l’autre sens, Linda Maria Baros a fait connaître ou redécouvrir au lecteur roumain des poètes francophones tels que Guy Goffette, Henri Michaux, Boris Vian, Collette Nys-Mazure.

     Une troisième observation, qui découle justement cette activité, concerne l’engagement bilinguistique et biculturel de Linda Maria Baros, qu’elle considère comme une grande richesse littéraire : « Un auteur est beaucoup plus libre quand il peut puiser son énergie créatrice dans deux langues et dans deux imaginaires littéraires à la fois. Devenir un auteur francophone c’est, en définitive, prendre conscience de cette liberté et la revêtir comme l’on revêt une nouvelle peau » (Le Petit journal de Bucarest, 24 octobre 2022, interview à Gregory Rateau). La poétesse a commencé à écrire en Roumanie (les recueils "Amurgu-i departe", "smulge-i rubanul!", 2001 ; "Poemul cu cap de mistret", 2003), mais après quelques années en France, elle a fini par choisir le français comme langue d’expression poétique, tout en gardant un lien très étroit avec sa langue maternelle à travers son abondante activité de traductrice.

     À propos de cette expérience de l’altérité linguistique, Linda Maria Baros affirme : « Lorsque l’on aborde le virage du bilinguisme, ce qui prime, c’est seulement l’enrichissement progressif, parfois imperceptible, de l’imaginaire littéraire. Il ne s’agit ni d’une élévation, ni d’une trahison. Mais simplement du désir de regarder le monde, en même temps, depuis deux angles complètement différents, d’établir un dialogue permanent entre les deux arsenaux humains et imaginaires que suppose le bilinguisme » (Jurnalul Ziua, 21 janvier 2009, entretien avec Iolanda Malamen, traduction personnelle).

     Le parcours bilingue (roumain / français) de Linda Maria Baros ainsi que ses activités de traduction font d’elle une médiatrice entre les cultures, allant au-delà du simple biculturalisme de sa biographie pour s’inscrire dans une dynamique d’internationalisation. Ce positionnement transparaît dans l’organisation et la participation à de multiples festivals internationaux, dans la publication de recueils trilingues (sur les poètes Simona Popescu, Mario Salis), de la bibliothèque numérique ZOOM (réunissant 140 auteurs d’expression française, anglaise, espagnole, néerlandaise et roumaine) et, surtout, de la revue La Traductière. Cette revue annuelle née dans le sillage du Festival de poésie franco-anglais de poésie (1983) et dont Linda Maria Baros est directrice depuis 2016, permet de découvrir d’innombrables voix poétiques, de tous les horizons de la planète, qui se réunissent autour d'une thématique commune. Linda Maria Baros s’inscrit ainsi dans une démarche interculturelle d’internationalisation de la poésie qui prône un imaginaire sans frontières.

 

     Si l’on devait résumer l’univers poétique de Linda Maria Baros en une idée, ce serait que notre perception du monde est conditionnée par des constructions imaginaires, par des mythes fondateurs, par des archétypes de l’inconscient collectif, comme Gustav Jung ou Mircea Eliade ont pu l’expliquer dans leurs travaux. Dans son œuvre, la poétesse s’attache à configurer une mythologie du monde contemporain et métapoétique, et cette réécriture se réalise en inscrivant les images mythiques dans la réalité immédiate la plus concrète. Ses métaphores sont d’une telle puissance et ses associations d’images si étonnantes qu’elles peuvent amener le lecteur à songer à un monde onirique ; ce que Linda Maria Baros ne reconnaît pourtant pas comme caractéristique de son œuvre, qui, selon elle, parle du réel, de l’histoire, du quotidien, élevés, là oui, à une haute sphère poétique.

Ses recueils sont des fleuves poétiques où les poèmes ne sont pas chacun des textes porteurs d’une unité de sens indépendante, mais semblent dialoguer et se répondre dans la continuité d’un fil narratif pour construire un monde qui serait incomplet si l’on retirait une strophe ou un poème. L'ensemble des poèmes qui composent le recueil La Maison en lames de rasoir, par exemple, est distribué en sept parties désignant les composantes d’une maison. La préface rappelle d’ailleurs qu’il s’agit plutôt d’un livre que d’un recueil. Au niveau structurel, les poèmes apparaissent « architecturés » pour former cette maison en lames de rasoir selon ses différentes parties : Le seuil, La porte, Le plancher, La table, La fenêtre, Les murs, La maison, où la première partie est composée d'un seul poème, la deuxième partie de deux poèmes, la troisième partie de trois poèmes, et ainsi de suite. Ce recueil exceptionnel récompensé par le Prix Apollinaire est, selon le critique Doina Rusti, « une construction lyrique bâtie autour de l'idée que la création implique toutes les responsabilités d'un architecte et tous les risques d'un potentiel habitant ». Mais, aussi au-delà de la réalité spatiale, concrète et quotidienne qu’il explore, le poème se fait aussi l’illustration de l’acte même de l’écriture :

     « Aussi tranchant que puisse paraître ce recueil de poèmes, je tiens à vous dire qu’en dernière instance, la maison n’est qu’un mot et que, par-delà les obsessions qui se dessinent parmi les lettres névrotiques qu’elle abrite, ce qui prime, ce n’est pas la concrétude de l’anecdotique, mais bien la dimension métapoétique des vers » (Jurnalul Ziua, 8 août 2006, interview à Iolanda Malamen, traduction personnelle). 

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     Lors d’une rencontre avec la poétesse que j’ai eu la joie de présenter au Cosmose Club, association littéraire franco-roumaine, Linda Maria Baros a dévoilé que ce monde, qui surgit d’un ensemble de poèmes fédérés sémantiquement, ne se limite pas à un recueil, mais qu’il traverse et réunit tous ses volumes écrits jusqu’à présent. Il s’agirait d’un projet poétique de longue haleine, s’étalant sur deux décennies, et jalonné par cinq recueils : "Le Livre de signes et d’ombres" (Cheyne, 2004), "La maison aux lames de rasoir" (Cheyne, 2008), "L’Autoroute A4 et autres poèmes" (Cheyne, 2009), "La nageuse désossée. Légendes métropolitaines" (Le Castor Astral, 2020) et, enfin, une dernière partie à venir qui est censée clore l’ensemble dans les prochaines années. Selon l’intention poétique de l’autrice, ce cycle s’ouvre sur le macrocosme où tout se déchaîne autour du big bang poétique pour descendre, dans le deuxième recueil, dans le microcosme de la maison et de l’être qui l’habite. Il continue ensuite sur l’autoroute poétique A4 qui, en jouant sur la métaphore du célèbre nom de ce format de feuille que parcourt le poète, trace le chemin entre le macrocosme et le microcosme, arrive sur l’espace urbain de la métropole décrit dans le quatrième recueil et, enfin, dans un recueil qui lui resterait à écrire, s’attardera sur l’être humain, qui est l’acteur principal de tous ces espaces : « Ce dernier recueil essayera de reprendre comme en écho des éléments de tout ce qui a été fait jusqu’à présent et de conduire cela sur l’autoroute jusqu’à la fin ».

     Dans son dernier recueil "La nageuse désossée", la poésie conjugue l’écriture métapoétique – à l’œuvre déjà dans "La maison aux lames de rasoir" – et la volonté de construire une vérité historique en évoquant, à travers le mythe et des images sorties d’associations poétiques audacieuses et singulières, la Révolution décembriste ou bien la déportation dans les trains sibériens). La métaphore phallique du « pistolet d’insémination » d’un poème éponyme du recueil crée la double image d’une poésie qui écrit son propre engendrement, en même temps qu’elle engendre un autre monde possible. Un poète qui tâche de construire avec une force volcanique quelque chose de nouveau, de construire une vérité historique.

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Le pistolet d’insémination 

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Tout comme cette lumière qu’on exfolie de la rétine
           dans un sous-sol occulte, un projecteur dans les yeux,
           c’est ainsi que j’imagine la mort de la poésie.

Puisque ce n’est pas la combustion de la mort qui noircit
les os, mais, encrassés, le code de barres et les foreuses
                                                          des décorations,
les verres que les invités lancent, joyeux, jusqu’au plafond
                                                          – phosphorescents ! –
           et les musiciens sauvages qui viennent les attraper
                                                          avec leur bec.

C’est pour cela que j’écris le meilleur poème
                                                          que je puisse écrire.
Le poème qui trépane, brise les sutures en surjet
           et laisse ses artères, comme des tuyaux
           sous pression, se débattre, libres, autour du cou.
                       Qui taillade les poignets de l’air
                                              et en libère les dieux, les pierres.

On pratique les plus grands raclages sur la feuille de papier
et sous les armes.
Mais la main avec laquelle j’écris se sépare du corps,
                                  comme les mains des détenus sibériens
           cachées parmi les rondis empilés dans de longs trains 
                                  glacés qui partent dans le monde.
Rien, pas même un geignement ne résonne
à travers le tunnel métallique de la langue.

Je tends la main, gardée par les volets de la clinique,
           par les mâtins blancs des volets,
                       juste assez pour qu’elle écrive le poème qui lave
                                  tes pieds fatigués dans son urine.
Aucun sein, aucun nuage ne tremble.
                       Peut-être les armes d’assaut.
                                                          Les rues.

Ma main attachée comme une menotte
                       à la vision qu’elle a de la poésie.
La main – détachée du corps – flottant par-dessus le monde.
           Un pistolet d’insémination dans son champ d’action.

 

 

12 octobre 2025, par Irina Enache Vic

Chercheuse en Lettres

Doctorante Sorbonne Université

Associations : Arche Culturelle et Cosmose Club

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     Linda Maria Baros, née en 1981 à Bucarest, est poétesse, essayiste, traductrice et critique littéraire. Elle a connu une carrière fulgurante sur la scène parisienne et dont la reconnaissance progressive a dépassé ces dernières années les frontières européennes. Nous ne saurons pas citer dans le cadre limité d’écriture qui nous est imparti ici qu’une très brève sélection de ce qu’est une production créative, socio-littéraire et scientifique foisonnante.

     Ses recueils ont été traduits dans plusieurs langues (anglais, espagnol, italien, néerlandais, letton, bulgare) et ses poèmes ont paru dans des anthologies et revues d’une vingtaine de pays. Linda Maria Baros s’est vu décerner d’importants prix parmi lesquels on pourrait citer les suivants :

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Linda Maria Baros, 22 octobre 2022, Café Le Tourville

Projet financé par le Département pour les Roumains de Partout (mai – octobre 2025)

https://dprp.gov.ro/web/

Le contenu de ce matériel ne reflète pas la position officielle du Département pour les Roumains de Partout

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